Il était une fois dans l’Est, Bras-fusil
Culture Nov 26, 2022
Ça commence comme une histoire, celle d’un karo de cannes, d’une forêt en friche où poussaient jamblons, lataniers et eucalyptus. Où les chemins étaient en galets. Un pays que la rivière nourrit. Un pays où les vapeurs sont de sucre et d’alcool. Un pays où les ancêtres sont présents. Où les kok d’un coup de regard, batay. Un pays où les époques se suivent, où les différences s’affrontent, se frôlent puis se côtoient. Un pays où les rencontres sont franches. Pourtant, la parole est mesurée, discrète, parfois secrète mais toujours d’honneur. Un pays où les blessures ne sont pas toujours visibles. Où les bras quand ils ne sont pas armés peuvent être grands ouverts.
Un pays où le soleil ne se couche pas : il se lève.
Soléyé ! Granmoun Lélé la di : Soléyé !
.
Extrait du journal édité à l’occasion de ce projet initié par Olivier Lardeux. Faisant suite à son travail à St-Anne, il s’intéresse ici à un autre quartier de St-Benoit, Bras-Fusil. Connu pour son climat social difficile parfois tendu, Bras-fusil nous offre ici un tout autre visage, celui d’une population consciente et déterminée… la culture au cœur de la solution.








